La boulimie entre dans le cadre des addictions, elle est parfois qualifiée de toxicomanie sans drogue.
Les conduites boulimiques consistent en des épisodes de compulsion alimentaire (crises), au cours desquels la personne mange une très grande quantité de nourriture de manière incontrôlée. Ensuite, elle utilise des moyens pour éliminer l'excès de calories ingérées, en se faisant vomir, en utilisant des laxatifs ou des diurétiques, en faisant de l'exercice physique ou en s'imposant des restrictions alimentaires de type anorexique. Certaines personnes peuvent combiner ces différents moyens.
|
|
|
|
|
|
L'anorexie se traduit par une obsession de la perte de poids entraînant de fortes restrictions alimentaires. Souvent, ces restrictions s'accompagnent d'activités physiques ou intellectuelles intenses, toujours par peur de grossir. Le désir de minceur peut entraîner d'autres comportements : crises de boulimie, usage de laxatifs et de diurétiques, vomissements... D'autres troubles, d'ordre psychologique, peuvent survenir : anxiété, dépression, repli sur soi, dépendances aux drogues ou à l'alcool et même des tendances suicidaires.
Attention cependant, car beaucoup d'adolescentes peuvent avoir des comportements alimentaires aberrants qui disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus. L'anorexie est à craindre lorsque le trouble devient chronique et porte sur un grand nombre de repas.
Sur le plan physique, cette maladie se traduit par une perte de poids extrême atteignant jusqu'à 50% du poids normal. La privation alimentaire va évidement avoir des conséquences sur l'organisme : insomnies, chutes des cheveux, fatigue permanente, sensation de froid, pertes de mémoire, disparition des règles...
Plus les privations sont intenses, plus les conséquences sont importantes : décalcification, ostéoporose, malaises, chutes de tension... Ces dérèglements peuvent, à terme, menacer la vie de la personne.